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Toulon, le 21 janvier 2008
Lettre circulaire ayant pour objet de faire le point sur la conjoncture et sur vos contrats chez Patrimoine ou ailleurs
Madame, Monsieur,
Vous n’êtes pas sans savoir que la Bourse subit actuellement des secousses d’une ampleur inhabituelle et peut-être vous demandez vous ce qu’il y a lieu de faire
Je vais d’abord vous remettre en mémoire quelques grands principes et y ajouter quelques constatations
- Lorsque l’on est investi dans des fonds à base d’actions à l’intérieur d’un contrat d’Assurance-vie, c’est en principe pour longtemps.
Si on se place dans une optique longue, on peut relativiser l’importance des soubresauts de la Bourse (je sais cependant que ce genre de discours passe mal lorsque l’on a investi au mauvais moment).
- Dans toute la mesure du possible, il faut diversifier l’orientation des fondsfonds actions européennes, fonds de pays émergents, fonds sectoriels, diversifier les gestionnaires en privilégiant ceux qui ont dans le passé fait preuve de réussite.
- Il faut connaître le style de gestion des gestionnaires des fonds, la personnalité des gérants et comprendre leur méthode d’investissement. Dans les préconisations que je vous donne, surtout sur l’Europe, je privilégie les gestions de type « value » qui en principe résistent mieux à ce genre de conjoncture mais le choix de ce type de gestion ne peut être systématique. Les gestionnaires que je préconise ont généralement fait mieux que leur indice, sur le moyen et long terme.
- Aujourd’hui le rapport entre le cours et le bénéfice des Sociétés cotées (le PER) n’a jamais été aussi basIl est d’à peine plus de 11 pour le CAC. A certaines époques, il a avoisiné les 25…En clair, actuellement les actions sont pour la plupart bradées.
- Les perspectives de résultat des Sociétés européennes semblent bonneson continue à nous parler de perspectives d’augmentation des bénéfices de l’ordre de 8 % pour l’année. Il est clair que je ne sais pas si ce chiffre est absolument fiable.
La crise actuelle qui s’est propagée à partir du marché américain peut affecter temporairement les résultats de certains secteurs et en particuliers le secteur financier européen.
Les Banques ont provisionné massivement des créances…qui sont peut-être loin d’être toutes irrécouvrables à moyen terme (il y a un sous-jacent immobilier) et si ces provisions affectent le niveau des bénéfices immédiats, il ne me semble pas certain que cela affecte durablement le niveau des bénéfices futurs.
- On nous dit que le chiffre d’affaire moyen des 100 premières Sociétés cotées des pays émergents devrait croître de près de 30 % par an ces prochaines années. On parle d’environ 10 % pour les principales Sociétés européennes et américaines. On peut naturellement discuter de ces chiffres mais on voit que l’investissement dans les pays émergents est absolument incontournable….
Certes, les valeurs chinoises ont considérablement progressées et sont devenues chères mais, même si on investit maintenant, à moyen terme l’investissement sera probablement gagnant (croissance du chiffre d’affaire).
Il semblerait que le Brésil puisse être très performant dans les années à venir (gisement de pétrole) et les marchés de l’Est sont en grande croissance (le PER est bas)….
- Malgré la conjoncture, la croissance mondiale est encore impressionnante
Oui la croissance des Etats-Unis va être faible ou nulle, oui la croissance de l’Europe est molle… mais que dire de la majorité du reste du monde…
- Vous trouverez en annexe 2 commentaires sur la situation actuelle émanant de Champlain et de Richelieu.
Ils reflètent mon sentimentles petites capitalisations sont particulièrement éprouvée parce que les fonds d’investissements de toute natures cherchent à être le plus liquide possible pour faire face à d’éventuels retraits … Et des retraits….il y en a. Mais cela ne remet pas en question la qualité des sous-jacents.
Des fonds comme Agenor enregistrent des baisses importantes mais cela ne remet pas en cause la qualité de la gestion.
- Près de la moitié de la capitalisation française est détenue par des étrangers et principalement par les fonds américains. L’arrivée massive des investisseurs des pays émergents (fonds souverains ou autres) ne compense pas encore l’influence de l’Amérique … mais la rapidité de la montée en puissance de ces investisseurs venus de pays émergents dans les capitalisations américaines et européennes est impressionnanteLe reflux des capitaux américains sera à terme compensé par le flux des capitaux émergents ce qui devrait être un élément de soutient pour les bourses … mais pour l’instant les flux contradictoires créent la tempête.
Alors que pouvez vous faire
Sortir maintenantMa réponse est clairement négative. Vous encaisseriez les pertes récentes mais il est illusoire de trouver le bon timing pour se repositionner plus tard
Ne jouez pas les moutons de panurge…
Faire de l’arbitrageJe suis naturellement à votre disposition pour en discuter, mais ma philosophie de base reste inchangéerépartir et diversifier.
- RéinvestirJe suis incapable de vous dire si c’est trop tôt et si le mouvement actuel de baisse va encore s’accentuer. Ce que je sais c’est qu’actuellement tout est bradé à des degrés divers.
Pour mon patrimoine propre… je renforce mes placements à base d’actions dans mes contrats d’Assurance-vie.
Je rappelle qu’une bonne partie des contrats d’Assurance-vie et des portefeuilles de mes clients servent de garantie dans des montages de financements (SCPI, Immobiliers…) Cela permet de diversifier considérablement les risques et votre patrimoine. Naturellement, particulièrement actuellement, je suis très sélectif dans les choix des supports immobiliers et cherche à vous proposer des produits de «» qui limitent les risques.
Mais c’est une autre histoire.
- Si vous éprouvez le besoin de faire le point…n’hésitez surtout pas à prendre contact avec moi… Je suis là pour cela.
Naturellement, je ne prétends absolument pas être détenteur de la vérité… je ne peux que vous faire part de mes sentiments et mes convictions et se faisant je prends des risques
Dur métier que celui de conseil en gestion de patrimoine.
Je vous prie de croire à mes sentiments les meilleurs.
Jean-Marc DELCOURT
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